• La legende de Ste Sara

     

    LA LEGENDE

       Marie-Jacobé et Marie-Salomé, les tantes maternelles de Jésus, avaient pris place dans la barque appartennant a l'un des hommes qui les accompagnaient. Ils etaient d'anciens disciples. Elles, deux des "Ste femmes", comme " eternellement on devait les appeler". Deja, les voiles impatientes tiraient vers le large quand on vit accourir, sur les rives laissées, une femme eperdue. Les 2 Marie reconnurent leur petite servante, la noire tres belle : Sara. Elles avaient cru lui cacher leur depart aventuré pour lui en eviter les reisques. Mais Sara entendait et voyait ce que ne voyaient ni n'entendaient les autres. Elle avait dejoué la charitable ruse. Seulement, elle ne s'etait pas assez depechée et voila que ses bien aimées maitresse la quittaient, de seconde en seconde un peu plus.

    Non ! Emues par son desespoir, Marie-Jacobé et Marie-Salomé, ayant denoué leurs echarpes, bleue et rose, les lancerent a l'eau, comme un tapis sur quoi Sara posa ses pieds confiants. ( on dit que la mer n'engloutit pas les miraculeux voilages. On dit que l'on peut encore les voir flotter. Si vous avez cette chance, hatez vous de formuler un voeu. Il se realisera. ) Quand la retardataire se fut glissée entre elles, si vive et si legere que le bateau n'eut pas le moindre flechissement, l'une des deux la morigena sans severité :

    - Pourquoi nous as-tu suivies ?

    - L'oiseau, quand il s'envole, laisse t il son ombre derriere lui ? Repondit Sara.

    Elle etait leur ombre depuis quelques 10 ans. A la suite de quelles circonstances ? Amenée en Judée sur un navire égyptien chargé d'esclaves et d'aromates ? On l'appelait parfois l'Egyptienne. Son teint de suie ( mais fut il vraiment si sombre ? ) evoquait d'autres origines. En tout cas une servante ne devait pas etre un luxe, pour les 2 femmes : Marie-Salomé, mere de 3 fils et Marie-Jacobé, elle aussi chargé de famille. Elles l'eussent volontiers assimilée a leur enfants, mais Sara, si elle les aima comme des meres, les servit comme des maitresses. Elle aida beaucoup aussi l'autre Marie, la femme du charpentier de nazareth...

    La barque filait allegrement. Si bien que l'on ne s'apercut pas tout de suite des premiers nuages. Mais tres vite, ceux ci s'epaissirent, se rejoignirent. Le ciel n'avait plus ete qu'une chappe etouffante traversé d'eclairs. L'orage eclata, diluvien, les voiles se dechirerent, la mer ecumeuse roulait ses gros rouleaux rageurs que mitraillait la pluie... Tout a coup, la tempete parut epuisée par sa colere, les vagues qui grondaient encore avaient du mal a reprendre souffle, c'etait vrai pourtant la tempete etait fini...

    Tous etait vivants mais sans rames, sans voiles , sans eaux potables et sans vivres, les hommes sentirent la peur mais les femmes resterent sereines guidé par leur foi, la suite leur donna raison. La barque s'ebrouait, la barque avancait, fermement entrainée par de long oiseaux eployés au dessus d'elle et que retenaient a ses bords d'invisibles fils. Les flamants roses filaient a la vitesse de l'eclair, effacant a la fois l'espace et le temps, ils arriverent sur les iles de camargue decoupés par les meandres du grand rhone.

    Les ste marie resterent la afin d'evangelisé la provence, Sara a leur cotés ....

        Differentes versions   

     

     

        Sara-la-Kali, Sara la noire, la brune Sara, serait pour les uns la servante de Marie Jacobé et Marie Salomé chassée de Jérusalem après la mort du Christ dans la barque sans voile ni rames qui échoua en Camargue, pour d'autres c'est une gitane provençale. Une chose est sure, elle était de couleur noire ou sombre. La version que retiennent les gitans est celle d'une jeune femme, une "gitane", campant avec sa tribu dans ce delta du Rhône. On raconte qu'avertie miraculeusement elle courut vers la mer et, s'étant dévêtue, elle étendit sur les vagues sa robe qui la porta vers les saintes. Baptisée de leurs mains, elle les conduisit au temple païen, le temple de "Ra", où affluaient les grands pèlerinages de sa race. Il est vraisemblable que Sara appartenait à une tribu celto-ligure, peuple nomade d'Europe centrale qui s'était installé dans cette région marécageuse de Camargue.

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    Ou encore : Sara campait avec sa tribu en pleine forêt de pins parasols, à l'endroit où s'élève aujourd'hui Aigues-Mortes. Avertie miraculeusement elle courut vers la mer et, s'étant dévêtue, elle étendit sur les vagues sa robe qui la porta vers les saintes. Baptisée de leurs mains, elle les conduisit au temple païen où affluaient les grands pèlerinages de sa race." Il est plus vraisemblable que Sara appartenait à une tribu celto-ligure indigène, et fort probable que Marie Salomé et Marie Jacobé, restées pour évangéliser la région, aient transformé l'autel païen en oratoire chrétien.
     
    À leur mort, très vite un culte se répandit avant que la construction de l'église-forteresse au XIIè siècle ne le confirme. Au XIVè siècle, le pèlerinage est déjà très populaire, notamment lorsque la célébration des saintes est fixée en 1343 au 25 mai pour la première et au 22 octobre pour la seconde.
     
    Il prendra une tout autre ampleur après 1448, quand les fouilles entreprises par le roi René sous l'autel de l'église découvrent les reliques des saintes femmes. Elles furent mises dans des châsses richement ornées et transportées dans la chapelle haute. C'est lui aussi qui fit creuser la crypte où les gitans étaient autorisés à vénérer Sara, leur patronne. Depuis cette époque, chaque 24 mai après-midi est consacré à la descente des reliques, lors d'une cérémonie chantée.

    Le pelerinage des gitans

     

      

     

             


  • Commentaires

    1
    charlene59
    Lundi 22 Février 2010 à 06:12
    Très bel article Nanou
    amicalement
    2
    nanou1502 Profil de nanou1502
    Lundi 22 Février 2010 à 10:07
    merci !
    3
    maie
    Samedi 1er Décembre 2012 à 20:35
    merci beaucoup ! du pur bonheur
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